LES COLLAGES FANTASTIQUES DE  CHRISTINA ANID


Des centaines, des milliers de petites images découpées et collées une à une pour composer une silhouette, un portrait.

Travail d'introspection nécessaire à toute réflexion, émotion et remise en question. Christina nous emmène dans un monde fantastique où ses personnages mis sous plexiglas rappellent les expériences de savants fous ayant figé leurs créatures dans le formol.

Dans une société moderne où l'image a pris une importance démesurée, Christina sonde la femme et se questionne sur sa nature. De manière obsessionnelle, elle décompose l'image pour en fabriquer une nouvelle à l'aide d'un thème : fleur, dentelle, insectes, organes, pilules… et nous ramène à l'intérieur de nous mêmes, comme une méditation. Ces autoportraits troublants et séduisants nous questionnent sur la vérité, celle que nous cachons… Dévoilant parfois des aspects allant des plus poétiques aux plus cruels…

Cette tension entre l'intérieur et l'extérieur, ce rapport entre le micro et le macro est tout simplement une prise de conscience de notre image et nous explique clairement que si parfois la séduction est une fin, elle ne manque pas de moyens ! C'est bien cette contradiction qui donne aux œuvres de Anid toute leur consistance et leur valeur artistique.

Dans un milieu où de plus en plus d'artistes déploient de grands moyens pour fabriquer une petite œuvre, on en trouve encore quelques uns qui avec très peu de moyens en font une grande.

Le monde de l'art est divisé en deux : les gens inspirés, ceux qui créent pour ne pas mourir et ceux très ambitieux prêts à tout pour être sur la scène et sous les projecteurs.

Devinez où se trouve Christina ?

 

Fadi Mogabgab

 

THE FANTASTIC COLLAGES OF CHRISTINA ANID

 

Hundreds, thousands of small images cut and glued one by one to compose a silhouette, a portrait.

Introspective work necessary to any emotion, reflection and questioning. Christina brings us in a fantastic world where her characters put under plexiglas remind us of the experiments of mad scientists which have fixed their creatures in formalin.

In a modern society where image has taken an overweening importance, Christina explores womanhood and is questioned about its nature.

Obsessively, she decomposes the image to create a new one with the help of a theme: flower, insects, organs, pills… and brings us back into ourselves, like a meditation.

These disturbing and seductive self-portraits question us about truth, the one we hide…

Revealing aspects from the most poetic to the most cruel

This intense relationship between the micro and the macro is simply an awareness of our image. It explains us clearly that if seduction is sometimes an end, it does not lack means! It is this contradiction which gives the work of Anid all its consistency and artistic value.

In an industry where more and more artists implement great means to create a petty work, we still find a few that with little resources create an important one.

The world of art is divided in two: inspired people, who create not to die and the very ambitious ones, desperate to be on stage and in the spotlight.
Guess where Christina lies?

 

Fadi Mogabgab


 


D'origine libanaise et grecque, Christina Anid a grandi et étudié à Paris et s'est par la suite établie au Pirée, le port d'Athènes. Après avoir vécu entre photo journalisme et création pendant de nombreuses années, elle est active sur la scène artistique depuis 2010. Elle a participé à l'exposition collective 'Rebirth' qui a eu lieu en juin 2011 au Beirut exhibition center. 'Lady creatures', sa première exposition solo, a eu lieu à la Galerie Fadi Mogabgab à Beyrouth en juin 2013.

 

Of Lebanese and Greek origin, Christina Anid grew up and studied in Paris and now lives in Piraeus, the port of Athens. After living between photojournalism and creation for many years, she has been active on the art scene since 2010. She participated in the group exhibition 'Rebirth' which took place in June 2011 at the Beirut exhibition center. 'Lady creatures', her first solo exhibition took place in Galerie Fai Mogabgab in Beirut in june 2013.